Les conditions de confort etant exceptionnelles, j'ai tres bien dormi. Je suis d'attaque pour m'envoyer un breakfast gargantuesque, comme ce fut le cas de mes deux repas d'hier.
Ca tourne dans la cabine de Steve. Tout le monde veut tenter l'experience.
Nous partons a pied en direction du lac Wabby. Pour ce faire, nous marchons et grimpons sur une succession de dunes et evoluons pendant pres de deux kilometres sur un paysage desertique, du style Sahara. L'avancee est laborieuse. Il fait deja chaud mais le paysage est superbe et spectaculaire.
Le lac Wabby se merite. Mais c'est normal car il est tres beau et assez extraordinaire. C'est un lac en forme de croissant. Il est d'un beau bleu qui se distingue bien de la rainforest qui en delimite les contours sur l'autre rive. De notre cote, c'est par la descente d'une tres belle dune de sable blanc que nous y avons acces. Nous nous arreterons ici longtemps pour une baignade bien merite.
Nous empruntons un autre chemin pour retourner au bus qui nous attend sur l'autre rive. Nous croisons un dingo en cours de route. Il est plante la au milieu du chemin. Personne n'ose s'approcher et un mec tente timidement de lui faire peur. C'est etrange car ce chien a vraiment l'allure inoffensive. Ce sera donc l'arret photo obligatoire. Nous en avions deja vu un sur la plage ce matin. Nous nous etions alors arrete pour l'observer au loin. Ce chien a des apparences tres calmes. En tout cas il est tres beau.
Apres le lunch, gargantuesque comme il se doit, nous partons observer une des plus grosse dune de sable du monde sur une ile (la deuxieme je crois). C'est immense. C'est un petit morceau de Sahara qui semble avoir ete transporte au milieu de cette foret.
Nous partons ensuite nous baigner dans un petit lac habite par de petites tortues. Elles sont une vingtaine a venir nous observer au bord de l'eau. C'est amusant et mignon a regarder. Je me dis que ce voyage en Australie est la partie ''nature'' de mon trip. Nous allons nous baigner, mais bien sur elles disparaissent.
Il est temps maintenant de rejoindre la plage d'embarquement pour rentrer sur le continent. Mais pour se faire nous devons retraverser l'ile par les sentiers forestiers. Je dis a Steve que la fille dans la cabine m'a dit qu'elle trouve qu'il conduit trop doucement. C'est un mensonge bien sur. Du coup ca le chauffe un peu et il pars dans une espece de rally tres impressionnant. C'est dingue de voir comme il envoie son bus dans des virages serres. J'ai parfois l'impression qu'on va se renverser, et j'accroche ma ceinture de securite.
Une fois sur la plage, nous attendons le ferry en essayant de jouer du didjeridoo. Je n'arrive pas a faire sortir de son de ce morceau de bois.
L'ocean est calme de ce cote. La barriere de corail y est pour beaucoup. De l'autre cote, l'ocean est tellement agite qu'il cree une grosse quantite d'ecume qui flotte au vent.
De retour a Hervey Bay, je pars faire quelque courses. Je ressors a la tombee de la nuit. J'ai une vue panoramique sur un ciel rempli de chauve souris. Il y en a sur toute la largeur de la ville. L'impressionnante procession doit durer environ 20 minutes. Mais combien y en a t-il ? Je pense qu'on doit bien arriver au million. Et dire qu'elles sont en voie d'extinction !!!!
Ma soiree ne sera pas geniale. Je partage ma chambre avec deux filles et deux mecs. Le probleme c'est que les deux mecs sont des israeliens. Dans leur grande tradition, ils font comme s'ils etaient seuls chez eux. Ils laissent la porte ouverte avec la lumiere allumee malgre mes cinq invectives. Ils me reveillent plus tard pour essayer de tuer un gros moustique. Ils parlent fort en allumant la lumiere, font leur lit tard, et la liste est longue. J'ai du leur expliquer sept ou huit fois d'arreter. A 23h30 je suis chaud comme la braise. Je vais vers celui qui parle et lui explique qu'on est pas dans un kibboutz et que c'est la derniere fois que je lui dis d'arreter de hurler et de fermer la lumiere. Je suis a la limite de l'encadrer. Je crous qu'il l'a vu et ce coup-ci ce gros connard s'execute. J'en ai marre de ces dortoirs. Vivement que je retrouve mes chambres individuelles en amerique du sud.